BigCommerce est souvent choisi quand on veut une plateforme e-commerce solide et orientée intégration, sans retomber dans un monolithe difficile à faire évoluer. Son approche “SaaS + APIs” facilite le déploiement, mais la vraie valeur se révèle quand la boutique devient une brique connectée à votre SI : ERP (stock/prix/facturation), PIM (catalogue), OMS/WMS (logistique), CRM (relation client), marketing automation (segmentation/relances), et BI (pilotage).
En 2025, la question n’est plus “est-ce qu’on a une boutique en ligne ?”, mais “est-ce que nos données sont fiables et synchronisées ?”. Une intégration API bien conçue évite les effets classiques : stocks incohérents, prix divergents, statuts de commande “flous”, retours mal traités, et reporting incomplet. À l’inverse, une architecture propre permet d’augmenter la conversion (promesse produit fiable), de réduire les coûts opérationnels (moins de manipulations), et de scaler sans “bricoler” à chaque nouveau canal.
Pour cadrer les patterns et éviter les intégrations fragiles, vous pouvez aussi consulter notre guide complet de l’intégration API et notre guide API REST.
BigCommerce propose plusieurs surfaces d’API, qui répondent à des besoins différents. Dans une intégration “SI complet”, on utilise principalement les APIs admin (gestion catalogue/commandes), des endpoints storefront (expérience côté front), et des mécanismes d’événements (webhooks) pour le temps réel.
La REST API est généralement l’outil le plus utilisé pour synchroniser des objets métiers : produits, variantes, catégories, clients, commandes, coupons, shipping settings… Le point clé est de concevoir des flux robustes : pagination, fenêtrage temporel, idempotence, retries, et gestion des erreurs.
GraphQL est pertinent quand vous visez une approche composable/headless : front custom (Next.js), PWA, ou besoin de récupérer précisément des champs (réduction du sur-fetching). Dans la pratique, le bon design combine souvent REST pour l’admin et GraphQL pour certains usages front/expérience.
Les endpoints storefront sont orientés “front” : navigation catalogue, panier, parfois aspects checkout selon l’architecture. L’enjeu principal est la performance (latence) et la cohérence : ce que voit le client doit correspondre à votre réalité SI. C’est aussi ici que le caching, les CDN et l’observabilité front jouent un rôle important.
Pour choisir entre REST/GraphQL selon vos contraintes, vous pouvez consulter : GraphQL.
Une intégration e-commerce manipule des données sensibles : identité client, adresses, historique d’achat, parfois informations liées aux paiements (au minimum des statuts). La sécurité d’une intégration API ne se limite pas au HTTPS : c’est aussi une gestion stricte des identités, des permissions, des secrets et de la traçabilité.
Pour des connexions SI (middleware ↔ BigCommerce), on utilise généralement des jetons d’accès, avec des droits configurés (scopes) par application. La règle d’or : ne jamais utiliser un “super token” unique pour tout.
Si vous développez une application qui se connecte à plusieurs boutiques BigCommerce (multi-tenant), OAuth devient pertinent. Dans ce cas, la complexité augmente (flows, refresh, gestion des droits), mais vous gagnez en gouvernance et en délégation de droits.
Pour cadrer observabilité + sécurité (logs, alerting, incidents), voir : monitoring KPI et RGPD & API.
Le succès d’une intégration dépend d’abord d’un mapping solide. Les plateformes e-commerce divergent sur le modèle produit (variantes, options), la gestion du stock (global vs par entrepôt), et la façon de représenter une commande (statuts, paiements, expéditions, remboursements). Avant d’intégrer, il faut décider : qui est maître de quoi, et comment on gère les exceptions.
La commande traverse plusieurs systèmes. Une intégration robuste définit un référentiel d’états : ce qui se passe dans BigCommerce (création, statut e-commerce) et ce qui se passe dans l’OMS/WMS/ERP (préparation, expédition, facturation). L’objectif : éviter les statuts “impossibles” et garder une cohérence visible client (emails, suivi colis, support).
Le CRUD, sur le papier, c’est simple. En production, c’est un sujet d’industrialisation : pagination, reprises sur incident, idempotence, gestion des timeouts et des erreurs, et optimisation de la charge. L’objectif n’est pas seulement “ça marche”, mais “ça marche tous les jours et en période de pic”.
Pour lire des commandes ou des produits, on évite les exports massifs non maîtrisés. On privilégie des lots paginés, et on stocke un checkpoint (dernier ID / dernière date / curseur) afin de reprendre après incident sans doublons.
En e-commerce, supprimer “dur” est rarement une bonne idée (SEO, historique, retours). On préfère désactiver, dépublier, mettre hors stock, ou archiver selon les règles métier.
Pour cadrer conventions, erreurs, versioning et documentation : API REST, documentation API.
BigCommerce devient vraiment puissant lorsqu’il s’insère dans une architecture “composable” : chaque brique fait son job, et les APIs assurent la circulation fiable des données. Dans ce modèle, on cherche à réduire le couplage direct, en préférant un middleware ou une couche d’intégration qui gère transformations, retries, monitoring et gouvernance.
Ressources complémentaires : intégration ERP, intégration e-commerce.
Une intégration performante automatise ce qui coûte cher à la main : mise à jour de prix, synchronisation de stock, déclenchement de documents (factures/avoirs selon votre modèle), génération d’expéditions, notifications client, et alimentation du support. L’objectif : un flux “commande → préparation → expédition → facturation” sans zones grises.
Le temps réel est particulièrement utile sur les événements transactionnels : commande créée, paiement confirmé, annulation, remboursement, expédition. Le bon pattern : webhook → queue → worker → API, avec idempotence et DLQ. On évite de “traiter dans le webhook” en direct (risque de timeout / pertes / pics).
Pour cadrer retries et idempotence : webhooks.
Dans une architecture SaaS, la performance est un sujet “end-to-end” : votre middleware, BigCommerce, vos systèmes internes, vos files de messages, et parfois des services tiers (paiement, transport). Les bonnes pratiques ci-dessous évitent 80% des incidents classiques : saturation d’API, timeouts, “jobs en retard”, et batchs qui prennent la nuit entière.
Mettre en cache les référentiels peu changeants (pays, taxes, règles de livraison) côté middleware, et utiliser une stratégie de cache côté front (CDN, cache applicatif) pour le catalogue. Le cache est particulièrement efficace quand vous avez un front headless.
Pour industrialiser la supervision : monitoring KPI.
Cas très courant : remonter les commandes BigCommerce vers l’ERP/OMS, puis renvoyer les statuts (expédition, tracking, éventuellement facturation) vers BigCommerce. Objectif : BigCommerce reste la brique e-commerce, l’ERP/OMS est maître du cycle logistique/finance.
import fetch from "node-fetch";
const BC_STORE_HASH = process.env.BC_STORE_HASH; // ex: "abcde1"
const BC_TOKEN = process.env.BC_ACCESS_TOKEN;
const BC_BASE = `https://api.bigcommerce.com/stores/${BC_STORE_HASH}`;
async function bcGet(path) {
const res = await fetch(`${BC_BASE}${path}`, {
method: "GET",
headers: {
"X-Auth-Token": BC_TOKEN,
"Accept": "application/json",
"Content-Type": "application/json"
}
});
if (!res.ok) {
const text = await res.text();
throw new Error(`BigCommerce error ${res.status}: ${text}`);
}
return res.json();
}
// Exemple : abstraction queue (SQS/RabbitMQ/Kafka…)
async function pushQueue(message) {
console.log("QUEUE:", message.type, message.idempotency_key);
}
export async function handleOrderEvent(orderId) {
// 1) récupérer la commande
const order = await bcGet(`/v2/orders/${orderId}`);
// 2) récupérer les lignes (items)
const items = await bcGet(`/v2/orders/${orderId}/products`);
// 3) envoyer à l'ERP via une queue (idempotence)
await pushQueue({
type: "BC_ORDER_UPSERT",
idempotency_key: `bc-order-${orderId}`,
payload: {
order,
items
}
});
}
Côté retour, le principe est identique : un message “shipment created” dans l’ERP déclenche un worker qui appelle BigCommerce pour créer la ressource d’expédition (ou mettre à jour le statut), en incluant le transporteur et le numéro de suivi. Là encore : idempotence (shipment_id ERP), retries, DLQ, et logs corrélés.
Pour cadrer non-régression et qualité de flux : testing d’API, documentation API.
La conformité doit être pensée “intégration incluse”. Un SI e-commerce diffuse facilement la donnée (CRM, helpdesk, analytics, outils marketing). Sans garde-fous, vous multipliez les copies d’adresses, d’emails, et d’historiques d’achat. Le bon objectif : minimiser ce qui circule, contrôler les accès, et tracer les échanges.
Pour une approche “by design” : RGPD & API.
Une intégration non supervisée finit toujours par “casser en silence”. Pour un e-commerce, le coût est immédiat : commandes non envoyées, stocks non mis à jour, remboursements non propagés, et support saturé. La supervision doit couvrir la technique (latence, erreurs, backlog) et le métier (écarts de stock, commandes bloquées, anomalies de paiement).
Pour structurer votre stratégie : monitoring KPI.
Selon votre modèle (B2C, D2C, B2B, marketplace privée), votre volumétrie et votre niveau d’exigence d’intégration (ERP, PIM, OMS, WMS, marketing automation…), certaines plateformes e-commerce offrent des APIs plus adaptées que d’autres. L’objectif : choisir la bonne base technique, puis la connecter proprement à votre écosystème via des intégrations stables, documentées et scalables.
PrestaShop est une solution open-source largement utilisée en Europe. Elle expose un Webservice API (REST/XML) permettant de gérer les produits, commandes, clients et stocks. Très personnalisable côté code, elle s’intègre bien avec des ERP, PIM ou outils logistiques via modules ou développement sur mesure. Intéressant pour les marchands qui veulent garder la maîtrise technique et l’hébergement.
Découvrir notre guide PrestaShop
Shopify est une plateforme SaaS tout-en-un avec APIs REST et GraphQL très bien structurées, webhooks temps réel (commandes, remboursements, mises à jour de stock) et un store d’apps riche. Elle facilite l’intégration rapide avec des CRM, ERP ou outils marketing, mais impose des limites de quota et un certain cadre technique (hébergement géré, logique côté Shopify). Idéal pour scaler vite sans gérer l’infra.
WooCommerce (WordPress) propose une API REST JSON complète (produits, commandes, taxes, coupons) et une très grande flexibilité via l’écosystème de plugins. Convient bien aux catalogues moyens et aux logiques marketing/agile. Demande toutefois une attention particulière sur la performance, la sécurité et la qualité des extensions dès qu’on commence à connecter ERP, logistique ou marketplaces.
Découvrir notre guide WooCommerce
Magento (Adobe Commerce) est pensé pour les architectures complexes, multi-catalogues, multi-boutiques, B2B/B2C. APIs REST et GraphQL très riches, gestion fine des prix, droits d’accès, règles business avancées. S’intègre profondément à l’ERP, au PIM ou à l’OMS via un middleware ou des bus d’événements. Puissant, mais nécessite une équipe technique solide et une gouvernance claire.
Découvrir notre guide Magento / Adobe Commerce
Shopware (notamment les dernières versions headless / PWA-ready) propose une architecture moderne, orientée expérience produit et storytelling. APIs REST et GraphQL, logique B2B avancée, et ouverture vers des architectures composables (PIM, CMS headless, moteur de pricing dynamique). Intéressant pour des parcours e-commerce sur-mesure ou premium.
Découvrir notre guide Shopware
Nous accompagnons les opérateurs et les vendeurs dans la création, la gestion et l’évolution de leurs marketplaces. Notre mission : construire un écosystème performant, fluide et durable, où technologie et stratégie avancent ensemble.
Vous préférez échanger ? Planifier un rendez-vous
Exploitez l’API PrestaShop pour synchroniser produits, commandes, stocks et clients avec vos outils métier. Un guide pratique pour concevoir une intégration stable, performante et maintenable dans le temps.
Maîtrisez les APIs REST et GraphQL de Shopify pour connecter votre boutique à votre ERP, CRM ou PIM. Un guide pratique pour mettre en place des synchronisations fiables, temps réel et adaptées à vos enjeux business.
Shopware s’impose comme une plateforme e-commerce API-first. Ce guide explique comment intégrer ses APIs REST et GraphQL pour synchroniser catalogues, commandes et données clients avec vos outils métier.
Connectez Magento, PrestaShop ou Shopify à votre ERP et à vos systèmes de paiement pour unifier produits, prix, stocks et commandes. Réduisez les erreurs, accélérez la logistique et fiabilisez vos flux e-commerce grâce à des intégrations API robustes et scalables.
Nous accompagnons les opérateurs et les vendeurs dans la création, la gestion et l’évolution de leurs marketplaces. Notre mission : construire un écosystème performant, fluide et durable, où technologie et stratégie avancent ensemble.
Vous préférez échanger ? Planifier un rendez-vous