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Ciama : comparer B2B, marketplaces et e-commerce dans un même dashboard

Jérémy Chomel Dawap
  • Publié le : 18 mars 2026
  • Temps de lecture : Étude de cas · 18 min
  1. Le projet en un coup d’œil
  2. Ciama, un cockpit vendeur devenu réellement multicanal
  3. Construire du global vers le détail
  4. Avant le projet
  5. Périmètre réel
  6. Mois et années
  7. Trois univers
  8. Cartes de synthèse
  9. Objectif commercial
  10. Totaux par canal
  11. Séries empilées
  12. Top 10 catalogue
  13. Ventilation annuelle
  14. Accès aux commandes
  15. Socle de données
  16. Arbitrages
  17. Qualité et limites
  18. Gains opérationnels
  19. Scénario de pilotage
  20. Conclusion
Cas client

Le projet en un coup d’œil

Système audité
01 / Point de départ
Trois univers commerciaux, aucune lecture commune

Les ventes B2B, marketplace et e-commerce pouvaient être consultées séparément, mais leur contribution au mois ou à l’année restait difficile à comparer.

02 / Réponse
Un dashboard global avec plusieurs niveaux de lecture

Ciama réunit cartes par univers, objectifs, séries par canal, classement du catalogue et accès aux commandes dans un parcours mensuel ou annuel.

03 / Résultat
Du chiffre global jusqu’au signal actionnable

Une variation peut être attribuée à un univers, un canal, une période, un statut ou une famille de produits sans reconstruire un tableau parallèle.

Signal / 01 3 Univers comparés B2B, marketplace et e-commerce
Signal / 02 2 Temporalités Vue mensuelle et vue annuelle
Signal / 03 4 Classements métier Produits, marques, catégories et tags
Signal / 04 50 Commandes accessibles Dernières ventes par univers et statut
Dashboard Ciama comparant les ventes B2B, marketplace et e-commerce
Le dashboard global rapproche les trois univers de vente sans effacer les canaux, les statuts de commande ni les dimensions catalogue qui expliquent les résultats.

Au début de mars 2026, Ciama savait déjà distinguer les ventes issues des marketplaces, des boutiques e-commerce et du commerce B2B. Cette séparation protégeait les règles propres à chaque activité, mais elle laissait une question entière : comment savoir, dans un même mois, quel univers porte réellement la performance du compte ?

Dawap a construit un dashboard global qui additionne les trois univers sans les confondre. La page d’accueil ouvre le mois courant ; les sélecteurs permettent de parcourir un mois ou une année ; les cartes, graphiques et classements donnent ensuite plusieurs chemins pour comprendre la composition du chiffre d’affaires. La version cohérente présentée ici a été livrée le 18 mars 2026, après l’ajout de la navigation temporelle, des ventilations annuelles et des vues dédiées aux univers.

Cette réalisation matérialise notre approche du reporting marketplace vendeur : partir d’une vision de direction, puis rendre chaque écart vérifiable par canal, statut de commande ou dimension catalogue. Le dashboard ne remplace ni la collecte ni les écrans opérationnels ; il organise le passage entre le signal et l’objet métier qui permet d’agir.

1. Ciama, un cockpit vendeur devenu réellement multicanal

Partager la décision tout en conservant l’origine de chaque vente

Ciama Marketplace est le cockpit développé par Dawap pour réunir les opérations d’un vendeur : connexions, canaux, commandes, offres, catalogue, expéditions, marge et reporting. Le compte constitue la frontière de données ; le type du canal indique ensuite si une vente appartient à l’univers marketplace, B2B ou e-commerce.

Ce modèle rend la consolidation possible, mais une base commune ne produit pas automatiquement une bonne lecture. Une direction veut connaître le total et l’écart à l’objectif ; une équipe commerciale veut isoler un canal ; les opérations veulent distinguer les commandes expédiées de celles qui restent à traiter ; le responsable catalogue cherche les produits ou marques qui expliquent le mouvement.

Le projet devait servir plusieurs niveaux de décision sans créer quatre tableaux de bord contradictoires. Une même période, une même frontière de compte et des dimensions stables devaient relier la vue globale aux détails consultables dans Ciama.

Le résultat n’est pas un rapport statique envoyé en fin de mois. C’est une page de travail reliée aux commandes et aux référentiels du cockpit, capable de conserver les mois sans activité, de comparer les séries et d’ouvrir l’objet concerné lorsqu’un chiffre demande une explication.

2. Construire du global vers le détail

Stabiliser les périodes, les univers et les points de descente avant d’ajouter des graphiques

Le chantier s’est accéléré du 5 au 18 mars 2026. Les premiers lots ont unifié les filtres et les cartes, puis les séries temporelles ont été séparées selon la durée : données de commandes pour la précision quotidienne du mois, faits mensuels pour les périodes longues et les agrégats annuels.

La navigation année-mois et les ventilations par univers ont été ajoutées le 9 mars. Les vues B2B, marketplace et e-commerce ont ensuite reçu leurs points d’entrée propres, tandis que le dashboard global conservait les trois univers et la somme générale. Les écrans annuels et leur identité ont été finalisés le 18 mars, date retenue comme livraison fonctionnelle du projet.

Chaque bloc répond à une question explicite : combien vend-on, par quel univers, par quel canal, à quel rythme, face à quel objectif, avec quels produits et dans quels statuts ? Cette discipline évite les graphiques décoratifs : une carte ouvre une ventilation, un nombre de commandes ouvre une liste, un élément de classement ouvre sa fiche.

La validation a porté sur les bornes de mois et d’année, la présence des douze mois, la séparation des comptes et des univers, le remplissage des périodes vides, les comparaisons avec l’année précédente et les liens de descente vers les objets métiers.

3. Avant le projet : une vision juste par silo, incomplète pour décider

Les équipes savaient lire chaque canal, mais pas leur contribution commune

Un canal marketplace possède déjà ses commandes, ses offres et son historique. Une boutique e-commerce dispose de ses propres ventes. Le B2B suit encore d’autres interlocuteurs et rythmes commerciaux. Consulter chaque source séparément permet de répondre à une question locale, mais pas de mesurer la trajectoire du compte.

Pour connaître le mois, il fallait rapprocher plusieurs résultats. La période n’était pas toujours alignée, les canaux sans vente disparaissaient des exports et les statuts n’étaient pas nécessairement lus de la même façon. Une comparaison obtenue après retraitement devenait vite difficile à reproduire.

Cette fragmentation ralentissait surtout l’explication. Une baisse globale pouvait venir d’un seul univers, d’un canal important, d’un décalage d’expédition ou d’une famille de produits. Sans parcours commun, le diagnostic commençait par la collecte de chiffres au lieu de commencer par le signal.

Le besoin n’était donc pas de créer une moyenne abstraite entre des métiers différents. Il fallait additionner ce qui est comparable, préserver le type et le canal de chaque vente, puis permettre à l’utilisateur de descendre au bon niveau.

4. Définir le périmètre réel du dashboard global

Une couche de lecture au-dessus des ventes déjà présentes dans Ciama

Le dashboard travaille sur les commandes, lignes de commande et faits de reporting déjà rattachés au compte. Il ne va pas chercher directement les ventes chez Shopify, Amazon ou dans l’ERP au moment où la page s’affiche. Cette responsabilité appartient aux connecteurs et aux traitements de collecte.

La consolidation couvre trois types de canaux autorisés : marketplace, btob et ecommerce. Le mode all additionne ces univers ; une vue dédiée peut en isoler un. Les canaux conservent toutefois leur identité dans les courbes détaillées afin qu’un total marketplace ne devienne jamais un bloc impossible à expliquer.

Deux temporalités structurent l’usage principal. Le dashboard d’accueil se place sur le mois courant. Une route mensuelle accepte une année et un mois choisis ; une route annuelle couvre janvier à décembre et offre les boutons année précédente et année suivante.

Le projet ne relie pas la performance au stock et ne prétend pas expliquer automatiquement une causalité. Il donne les bonnes coupes pour enquêter : univers, canal, jour ou mois, statut, produit, marque, catégorie et tag.

Une navigation année-mois qui conserve le contexte d’analyse

Le point d’entrée par défaut ouvre le mois en cours et indique clairement qu’il s’agit du command center mensuel. Le sélecteur de période permet ensuite de choisir une année seule ou un mois précis dans cette année, sans reconstruire manuellement une URL ni modifier plusieurs filtres.

En vue mensuelle, les boutons précédent et suivant déplacent exactement d’un mois, y compris au changement d’année. En vue annuelle, ils déplacent d’une année. Le titre, les séries, les objectifs et les classements sont recalculés sur la période choisie.

La position de défilement est mémorisée pendant cette navigation. Ce détail répond à un usage réel : une personne qui compare le Top 10 ou le graphique des canaux ne doit pas revenir en haut de page à chaque changement de période.

Les années proposées encadrent l’année courante et la période sélectionnée. Il reste ainsi possible de consulter un exercice plus ancien ou une année voisine, même lorsque l’utilisateur arrive depuis une date extérieure à la plage habituelle.

6. Additionner trois univers sans les rendre interchangeables

B2B, marketplace et e-commerce restent identifiables dans chaque lecture

Lorsque le dashboard global est ouvert, quatre cartes apparaissent dans un ordre stable : tous les univers, B2B, marketplace et e-commerce. La première est une somme calculée à partir des trois suivantes ; aucune quatrième source implicite n’entre dans le total.

Cette construction répond à deux besoins opposés. La direction obtient immédiatement la trajectoire commerciale du compte. Les responsables de canal voient en même temps la contribution de leur univers et peuvent vérifier qu’une variation globale ne masque pas une réalité différente pour leur périmètre.

Les graphiques empilés poursuivent cette séparation. Chaque point temporel contient une série marketplace, une série B2B et une série e-commerce. Le total visuel reste lisible, tandis que la part de chaque univers demeure visible.

Les vues dédiées conservent la même logique mais n’affichent que leur univers. L’identité e-commerce ou B2B sert de repère et non de filtre cosmétique : les requêtes et les listes de commandes limitent réellement les données au type demandé.

7. Lire le chiffre d’affaires puis les statuts qui le composent

Des cartes synthétiques reliées à des détails exploitables

Chaque carte présente le chiffre d’affaires de la période pour son univers. Dans la lecture annuelle, trois sous-totaux distinguent le montant expédié, à expédier et remboursé. Ces valeurs sont calculées à partir des faits mensuels de granularité canal.

La carte tous univers additionne séparément le chiffre d’affaires, les montants par statut et les volumes de commandes des trois univers autorisés. L’addition est faite indicateur par indicateur ; elle ne réutilise pas un total approximatif issu d’un autre graphique.

Les montants de statut ne sont pas de simples libellés. Un clic sur expédié, à expédier ou remboursé prépare la liste des dernières commandes correspondant à l’univers et au statut demandé. Le lecteur peut donc quitter le niveau KPI sans perdre son angle de contrôle.

La vue mensuelle conserve le chiffre principal, les courbes et l’accès aux commandes. Le détail financier expédié, à expédier et remboursé est traité comme une lecture annuelle dans la version livrée ; il n’est pas présenté comme un indicateur mensuel complet.

8. Comparer le réalisé à un objectif défini dans Ciama

Une ligne de référence commune au mois ou à l’exercice

Les objectifs commerciaux mensuels du compte sont chargés pour l’année sélectionnée. En mode mois, le dashboard retient l’objectif du mois concerné. En mode année, il additionne les douze objectifs disponibles pour construire la référence de l’exercice.

Le graphique rapproche cette cible du chiffre d’affaires. Pour rendre la progression visible, l’objectif est réparti à parts égales sur les catégories affichées : jours du mois ou mois de l’année. La ligne indique donc une trajectoire régulière, pas une saisonnalité prévisionnelle inventée.

La série du réalisé est accompagnée d’une comparaison avec l’année précédente sur les vues mensuelle et annuelle. Le mois compare le même numéro de jour ; l’année compare les mois correspondants. Les périodes absentes restent à zéro afin de conserver des axes alignés.

Cet arbitrage rend le graphe lisible tout en gardant une limite claire : l’objectif ne prédit pas la distribution quotidienne des ventes. Il sert de repère de couverture, puis les séries par univers et par canal servent à expliquer l’écart.

9. Voir quels canaux composent réellement le mois ou l’année

Une série par canal, classée selon sa contribution totale

Un graphique distinct ventile le chiffre d’affaires par canal. Pour un mois, il crée une catégorie pour chacun des 28, 29, 30 ou 31 jours. Pour une année, il crée systématiquement les douze mois de janvier à décembre.

Chaque canal possède sa propre série et chaque case sans vente reçoit zéro. Un canal ne disparaît donc pas de l’axe parce qu’il n’a rien vendu un jour donné. Cette continuité permet de comparer les rythmes sans décaler les points.

Les séries sont triées selon leur chiffre d’affaires total sur la période, puis par nom en cas d’égalité. Les canaux les plus contributeurs apparaissent en premier dans la légende, ce qui réduit le temps nécessaire pour identifier les flux dominants.

La granularité est adaptée à la question. Le mois lit directement les commandes selon leur date d’achat pour préserver le détail quotidien. L’année s’appuie sur les faits mensuels déjà constitués, plus adaptés à douze périodes consolidées.

10. Basculer entre chiffre d’affaires et nombre de commandes

La même chronologie, deux lectures de la performance

Le graphique empilé par univers propose deux métriques : revenue et orders. Le bouton actif est conservé lors du changement de mois ou d’année. Une équipe peut ainsi vérifier si une hausse de chiffre d’affaires vient d’un nombre de commandes supérieur ou d’un panier globalement différent.

Sur le mois, les données sont regroupées par jour à partir des commandes. Sur les périodes de plusieurs mois, les séries utilisent les faits mensuels. Chaque univers reçoit une série complète dont les catégories manquantes sont remplies à zéro.

L’utilisateur garde toujours la même frontière : marketplace, B2B et e-commerce. Une série inconnue ou un type de canal non autorisé n’est pas ajouté au graphique. Lorsque la demande d’univers est vide ou invalide, la lecture retombe sur les trois univers prévus.

Le dashboard dispose aussi d’un point de données capable de produire des plages aujourd’hui, 7 jours, 15 jours, 30 jours, 2, 3, 4, 6 ou 12 mois. Les pages principales restent volontairement fixées au mois et à l’année pour proposer une navigation simple et reproductible.

11. Expliquer la performance par le catalogue vendu

Quatre Top 10 reliés aux fiches produit, marque, catégorie et tag

Sous les graphiques, Ciama calcule quatre classements : produits, marques, catégories et tags. Chacun retient les dix entités ayant généré le plus de ventes sur la période et dans l’univers demandé.

La table affiche le libellé, le chiffre d’affaires, la marge disponible et la comparaison avec le mois précédent lorsque la vue porte sur un mois. L’image produit est utilisée lorsqu’elle existe ; les autres dimensions gardent une présentation neutre.

Le calcul mensuel compare chaque entité au mois précédent seulement si une base de vente existe sur cette période. Dans le cas contraire, Ciama affiche une valeur indisponible plutôt qu’un pourcentage artificiel. Une progression sans dénominateur ne devient pas un faux +100 %.

Le libellé et l’image ouvrent la vue détaillée de l’entité concernée. Un produit qui apparaît en tête peut ainsi être contrôlé dans sa fiche, puis rapproché de ses offres et de ses stocks grâce à la vue produit croisant stocks et offres.

12. Déplier chaque univers sur les douze mois de l’exercice

Chiffre d’affaires, expédié, à expédier et remboursé avec leurs proportions

Dans la vue annuelle, le chiffre principal d’une carte ouvre une ventilation mensuelle. La fenêtre contient toujours douze lignes, même si certains mois n’ont enregistré aucune activité. Cette stabilité évite de comparer des années dont les colonnes ne coïncident pas.

Pour chaque mois, Ciama présente le chiffre d’affaires de l’univers, puis les montants expédiés, à expédier et remboursés. Le pourcentage de chaque statut est calculé sur le chiffre du mois lorsque celui-ci est positif ; sinon il reste à zéro.

La ventilation accepte l’ensemble des univers ou un univers particulier. La somme globale utilise les mêmes faits de granularité canal que les cartes annuelles, ce qui maintient une frontière cohérente entre le résumé et le détail.

Cette lecture répond à une question très concrète : un exercice progresse-t-il parce que plusieurs mois sont solides, ou parce qu’un pic ponctuel concentre l’essentiel du résultat ? Les statuts montrent ensuite quelle part du chiffre est déjà expédiée ou encore en cours de traitement.

13. Passer d’un indicateur de statut aux commandes concernées

Jusqu’à cinquante ventes récentes, limitées au compte et à la période

Les liens de statut ouvrent une fenêtre de commandes sans quitter le dashboard. La requête reprend le mois sélectionné, l’univers de la carte et les statuts associés. Expédié vise shipped ; à expédier couvre to_ship et partially_shipped ; remboursé vise refunded.

La liste est limitée aux cinquante commandes les plus récentes. Elle montre le logo et le nom du canal, l’identifiant de commande, la date d’achat, le statut et le total présenté. Chaque ligne possède un lien vers la vue complète de la commande.

Les univers sont validés parmi marketplace, btob et ecommerce. Les statuts acceptés sont eux aussi bornés. Une valeur inattendue n’élargit pas silencieusement la recherche à un autre compte ou à un statut non prévu.

Ce point de descente transforme un KPI en liste de travail. Une équipe qui voit monter le montant à expédier peut ouvrir les ventes concernées, identifier le canal et poursuivre le contrôle dans la commande, au lieu de demander un second export.

14. Choisir la bonne source selon la finesse temporelle

Commandes pour le jour, faits mensuels pour la profondeur historique

Une seule table ne répond pas efficacement à toutes les questions. Pour le mois courant ou un mois choisi, Ciama utilise la date d’achat et le montant converti des commandes afin de produire un jour exact. Cette lecture respecte la longueur réelle du mois.

Pour les séries de deux à douze mois, les KPI annuels et les classements longs, le dashboard s’appuie sur des faits mensuels construits par compte, canal et dimension. Produit, marque, catégorie et tag disposent ainsi de granularités dédiées.

Les agrégats restent limités au compte connecté. Les jointures de canal fournissent le type et le nom nécessaires à la consolidation. Lorsqu’un libellé de canal manque, son identifiant sert de repli plutôt que de supprimer silencieusement ses ventes.

Cette architecture prépare un dashboard réactif sans abandonner la traçabilité métier. Le chiffre global reste relié à une période, un compte et un canal ; le classement reste relié à une entité catalogue ; la commande demeure accessible par son identifiant.

15. Les arbitrages qui rendent la consolidation crédible

Ne pas confondre agrégation, explication et automatisation

Le premier arbitrage est de calculer all à partir de trois univers explicitement autorisés. Cette règle évite qu’un nouveau type de canal entre dans les totaux sans décision fonctionnelle et sans adaptation de l’interface.

Le deuxième est de conserver deux graphiques complémentaires. L’empilement par univers répond à la composition marketplace, B2B et e-commerce ; le graphique par canal répond aux sources commerciales précises. Fusionner les deux aurait produit une légende longue et une hiérarchie illisible.

Le troisième est d’utiliser le mois précédent seulement lorsqu’il constitue une comparaison valable. Un zéro de référence ne donne pas lieu à un pourcentage spectaculaire. La mention indisponible informe mieux qu’une croissance mathématiquement impossible à interpréter.

Le quatrième est de séparer ce dashboard de l’historique des ventes d’un canal. Le présent projet part du compte et descend vers les contributeurs ; l’historique part d’un canal choisi et raconte sa trajectoire propre.

16. Sécuriser les bornes, les vides et les limites de lecture

Une période complète vaut mieux qu’une courbe qui masque ses absences

Chaque intervalle utilise une borne de début incluse et une borne de fin exclusive. Le mois commence au premier jour à minuit et s’arrête au premier jour du mois suivant. Cette convention évite de perdre les commandes de fin de journée ou de compter deux fois une frontière.

Les catégories sont construites avant d’injecter les données : toutes les heures du jour, tous les jours de la plage ou tous les mois de l’année existent même sans vente. Les séries sont ensuite initialisées à zéro et remplies à l’index correspondant.

Les paramètres exposés par les points de données sont normalisés. Une plage inconnue revient à sept jours ; une dimension inconnue revient au produit ; une limite est maintenue entre un et cent ; un univers non reconnu revient à la vue globale.

La version contrôlée garde une limite fonctionnelle assumée : les sous-totaux financiers par statut sont complets dans la lecture annuelle, mais ne constituent pas encore une ventilation mensuelle équivalente. Le mois reste exploitable par le chiffre, l’objectif, les séries, les Top 10 et les commandes ; aucune précision supplémentaire n’est inventée.

17. Ce qui change après la livraison

Une décision commune, puis un chemin court vers la cause observable

La direction ouvre une seule page pour connaître le résultat du mois ou de l’année et la contribution respective du B2B, des marketplaces et de l’e-commerce. Elle peut comparer le réalisé à l’objectif sans assembler trois rapports de dates différentes.

Le responsable commercial voit immédiatement les canaux qui portent la période. Il peut basculer du chiffre d’affaires au nombre de commandes, distinguer croissance de volume et croissance de valeur, puis changer de mois en conservant son point de lecture.

L’équipe catalogue identifie les produits, marques, catégories ou tags qui concentrent les ventes et la marge disponible. Les liens vers les fiches évitent de recopier un SKU ou de refaire une recherche avant de vérifier une offre.

Les opérations utilisent les statuts pour ouvrir les commandes expédiées, à expédier ou remboursées. Le reporting ne reste donc pas isolé du run : il ramène l’utilisateur vers l’objet qui doit être contrôlé ou traité.

Enfin, les réunions gagnent une base commune. Un chiffre peut être contesté ou approfondi depuis la même période et la même frontière de compte. La discussion porte davantage sur l’arbitrage à prendre que sur la fabrication manuelle d’une version partagée.

18. Le scénario de pilotage qui résume le projet

Comprendre une baisse globale sans accuser le mauvais canal

Le dashboard du mois montre un retard face à l’objectif. La carte globale ne suffit pas à conclure : l’équipe compare les trois cartes et constate que le B2B reste stable, que l’e-commerce progresse légèrement et que le recul vient surtout de l’univers marketplace.

Elle consulte le graphique empilé en chiffre d’affaires, puis bascule sur le nombre de commandes. Le volume marketplace est proche du mois précédent, mais la valeur vendue diminue. Le graphique par canal permet ensuite d’isoler la marketplace dont la contribution s’est contractée.

Les Top 10 produits et catégories montrent qu’une famille auparavant dominante a quitté le classement. L’équipe ouvre la fiche du produit concerné et poursuit l’analyse dans les offres et stocks disponibles, sans que le dashboard prétende avoir déjà identifié la cause.

En parallèle, le montant à expédier peut être ouvert pour contrôler les commandes en attente. Si le problème relève du run, les ventes concernées sont immédiatement accessibles ; s’il relève de l’offre ou du catalogue, les fiches détaillées prennent le relais.

Le tableau de bord a rempli sa fonction : transformer une variation globale en hypothèse vérifiable, préserver chaque niveau de preuve et raccourcir le passage entre le constat et l’action.

19. Relier le dashboard aux autres preuves du cockpit Ciama

Collecte, historique, marge et détail produit gardent chacun leur responsabilité

L’historique des ventes par canal approfondit la trajectoire d’un canal précis avec ses mois actifs, ses comparaisons et ses classements. Il complète la vue globale sans la dupliquer.

L’intégration de Shopify et Wix dans Ciama explique comment les commandes et variantes des boutiques rejoignent l’univers e-commerce. Le dashboard exploite ces ventes après leur normalisation ; il n’effectue pas lui-même la collecte.

La fiche consacrée à la marge par produit, marque et catégorie détaille la lecture de rentabilité qui apparaît ici dans les classements. Elle reste la preuve dédiée lorsque l’arbitrage porte d’abord sur la marge.

Enfin, la vue produit croisant stocks et offres par canal prend le relais lorsqu’un produit explique une variation. Ce maillage suit le parcours métier : repérer dans le dashboard, isoler une dimension, puis contrôler l’objet opérationnel.

20. Conclusion

Une vue globale n’a de valeur que si chaque chiffre reste explicable

Ce projet donne à Ciama une véritable entrée de pilotage multicanal. Le mois courant, les années, les objectifs, les univers, les canaux, les statuts et les dimensions catalogue sont réunis sans faire disparaître l’origine des ventes.

Sa solidité vient moins du nombre de graphiques que de leurs responsabilités : la carte synthétise, la série compare, le classement oriente, la ventilation précise et le lien ouvre la commande ou l’entité concernée. Les périodes vides restent visibles et les comparaisons sans base ne sont pas maquillées.

C’est la promesse d’un reporting marketplace vendeur réellement opérationnel : partager une lecture commune du commerce, puis offrir un chemin court et traçable vers les décisions de canal, de catalogue et de run.

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