Création marketplace

Fermer la vente d’une référence sans effacer ce qu’elle a été, ni faire passer son successeur pour le même produit

Jérémy Chomel Dawap
  • Publié le : 21 août 2026
  • Mis à jour le : 20 août 2026
  • Temps de lecture : 16 minutes
  1. Dans quels cas une fin de vie devient critique
  2. Distinguer rupture, suspension et arrêt définitif
  3. Constituer un dossier de décision opposable
  4. Geler l’identité sans recycler les identifiants
  5. Fermer les offres vendeurs sans effacer leur histoire
  6. Traiter variantes, packs et pièces séparément
  7. Relier un successeur sans fabriquer une équivalence
  8. Préserver commandes, garanties et support
  9. Adapter fiche, recherche et navigation
  10. Synchroniser feeds, index et caches
  11. Modéliser le cycle de vie et ses preuves
  12. Orchestrer fermeture, reprise et rollback
  13. Mesurer résidus, substitutions et coût complet
  14. Éviter les erreurs fréquentes de fermeture
  15. Suivre un exemple concret de référence remplacée
  16. Plan d’action : déployer en six semaines
  17. Approfondir avec les guides complémentaires liés
  18. Conclusion : fermer la vente, conserver la vérité
Portrait de Jérémy Chomel

Un fabricant annonce l’arrêt d’une perceuse professionnelle et présente une nouvelle génération portant une batterie incompatible. Deux vendeurs conservent du stock, un troisième importe encore l’ancien GTIN, tandis que l’équipe catalogue souhaite simplement remplacer le titre et les images sur la fiche existante.

En réalité, ce raccourci mélange continuité commerciale et identité produit. Le risque apparaît immédiatement : une commande ancienne semble concerner le nouveau modèle, un avis migre sans fondement, une pièce détachée devient introuvable et un vendeur peut republier l’ancien produit sous une référence réutilisée.

Un signal faible apparaît quand le support parle de « rupture longue » sans date de retour ; un autre signal faible apparaît lorsque le PIM supprime les références clôturées pour alléger les exports. Le coût caché combine litiges, corrections de flux, recherche trompeuse, retours et perte de marge sur les stocks résiduels.

Vous allez comprendre comment fermer une référence dans un catalogue, PIM et taxonomie marketplace sans réécrire son passé. Contre-intuitivement, une création de marketplace durable conserve davantage de données au moment de la sortie : elle retire l’achat, mais protège l’identité, les preuves et la relation explicite avec le successeur.

Dans quels cas une fin de vie devient critique

Une référence devient sensible lorsqu’elle porte encore commandes, garanties, avis, accessoires, documents ou offres résiduelles. La suppression technique peut alors casser plusieurs parcours longtemps après la dernière vente visible.

Repérer une fermeture dispersée

Le fabricant marque « discontinued », un vendeur conserve du stock et le moteur de recherche continue d’indexer l’offre. Ces vérités ne sont pas nécessairement contradictoires : elles décrivent des objets et des dates différents.

Le diagnostic inventorie produit, variantes, offres, lots, commandes, garanties, contenus, compatibilités et destinations externes. Il nomme pour chaque dépendance l’owner, la source, la date d’effet et le seuil de fermeture.

Mesurer le rayon d’impact

Une référence très vendue peut rester consultée pour télécharger une notice ou vérifier une pièce. Une référence peu vendue peut néanmoins être critique si elle intervient dans une compatibilité industrielle ou une obligation de traçabilité.

La valeur résiduelle ne se réduit donc pas au chiffre d’affaires futur. Elle inclut commandes actives, dossiers support, disponibilité de pièces, backlinks, recherches, avis, factures et risques de confusion avec le produit suivant.

Distinguer rupture, suspension et arrêt définitif

Un stock nul décrit une disponibilité présente ; une suspension décrit une décision réversible ; une fin de vie décrit l’arrêt durable d’une identité commerciale. Confondre ces états produit des fermetures prématurées ou des références mortes toujours commandables.

Écrire un vocabulaire partagé

Les statuts peuvent séparer actif, indisponible temporaire, suspendu, en écoulement, arrêté et archivé. Chacun possède un événement d’entrée, une action autorisée, une visibilité et une condition de sortie explicites.

Le catalogue ne déduit jamais « arrêté » après trente jours sans stock. Une saisonnalité, une pénurie ou un retard vendeur peut produire le même symptôme sans décision fabricant ni opérateur.

Dater plusieurs effets

La date d’annonce, la fin de commande fabricant, la fin de publication marketplace et la dernière expédition peuvent différer. Le modèle conserve ces dates au lieu d’écraser tout le cycle par un unique booléen.

Cette chronologie permet de vendre un stock autorisé pendant l’écoulement, puis de fermer l’achat tout en maintenant notice et support. Chaque transition reste liée à la source qui la justifie.

Constituer un dossier de décision opposable

La fin de vie ne doit pas reposer sur un courriel transféré sans contexte. Le dossier rassemble identité concernée, source officielle, périmètre géographique, date, stocks connus, engagements en cours et plan de traitement.

Qualifier la source et sa portée

Une annonce fabricant peut viser un pays, un conditionnement ou une variante précise. Le responsable catalogue vérifie GTIN, MPN, marque, modèle, version et marché avant d’étendre la décision à toute une famille.

Les entrées sont la notification, les référentiels et les dépendances ; les sorties sont statut, date d’effet, offres concernées, communication et contrôles. L’owner assume la décision et les responsabilités de vérification.

Faire approuver les exceptions

Un vendeur peut demander d’écouler un stock authentique après la date générale. L’exception précise quantité, territoire, garanties, durée, condition de publication et preuve de provenance, sans rouvrir le produit indéfiniment.

Le refus possède lui aussi un motif : risque réglementaire, support impossible, canal fermé ou identité incertaine. Cette discipline évite que la relation commerciale transforme une règle produit en négociation permanente.

Geler l’identité sans recycler les identifiants

Une référence arrêtée garde son identifiant interne, son GTIN qualifié, son MPN et ses liens historiques. La fermeture interdit une nouvelle utilisation de ces clés pour un objet différent, même si le précédent n’est plus vendable.

Rendre les clés immuables

Le titre, le marketing et la catégorie peuvent évoluer ; l’identifiant ne doit jamais servir de contenant recyclable. Le système bloque toute création qui revendique une clé déjà liée à un produit actif ou archivé.

La méthode de séparation entre produit, offre et recherche protège cette frontière : la fin d’une offre vendeur ne supprime pas le produit, et l’arrêt du produit ne réattribue pas son identité.

Conserver les alias avec leur provenance

Anciennes références, codes distributeurs et noms commerciaux restent des alias de recherche, pas de nouvelles clés primaires. Chacun porte source, période et relation avec l’identité canonique.

Cette mémoire aide le support à retrouver une commande et empêche le matching de recréer un doublon. Un alias réapparaissant dans un flux vendeur déclenche un contrôle plutôt qu’une nouvelle fiche automatique.

Fermer les offres vendeurs sans effacer leur histoire

Le produit peut être arrêté alors que certaines offres disposent encore de stock autorisé ; inversement, une offre peut fermer sans que la référence sorte du marché. La décision s’applique donc séparément à chaque promesse vendeur.

Drainage plutôt que coupure aveugle

Le drainage bloque les nouveaux imports et promotions, conserve les commandes en cours, limite la quantité et fixe une date de fin. Il surveille aussi les retours capables de recréer du stock après la clôture.

Chaque offre reçoit un verdict : écouler, fermer immédiatement, suspendre pour preuve ou transférer vers un nouveau produit. Le verdict dépend de provenance, quantité, conformité, support et droit de vente.

Empêcher la résurrection par flux

Un import nocturne ne doit pas réactiver une offre parce qu’il renvoie prix et quantité positifs. La règle de fin de vie domine les mises à jour ordinaires et retourne un rejet explicite au vendeur.

La file de rejet enregistre identifiant, règle, version, vendeur et correction attendue. Une reprise n’est possible qu’après nouvelle décision ; un simple retry technique ne contourne jamais le refus métier.

Traiter variantes, packs et pièces séparément

L’arrêt d’une couleur ne ferme pas nécessairement le modèle ; la fin d’un modèle ne retire pas automatiquement batteries, consommables ou pièces. Le graphe catalogue doit porter ces niveaux sans héritage destructeur.

Fermer au bon niveau de granularité

Le dossier indique si la décision touche groupe, produit, variante, conditionnement ou offre. Une propagation descendante reste prévisualisée, avec la liste exacte des objets et exceptions avant validation.

Par exemple, un pack de deux unités peut s’arrêter alors que l’unité reste produite. Fermer le produit parent par commodité effacerait une offre encore légitime et casserait les comparaisons historiques.

Préserver accessoires et compatibilités

Une page archivée peut continuer à relier pièces compatibles, notices et consommables disponibles. Ces relations portent une preuve et un périmètre ; elles ne deviennent pas automatiquement des recommandations commerciales.

Le support distingue compatible, recommandé et successeur. Cette taxonomie évite de présenter une pièce adaptable comme remplaçant complet du produit ou de masquer une incompatibilité importante.

Relier un successeur sans fabriquer une équivalence

Un fabricant peut désigner une nouvelle génération, mais le mot « successeur » ne garantit ni mêmes dimensions, ni mêmes accessoires, ni même usage. La marketplace doit expliquer la relation avant de proposer la migration.

Modéliser la relation et ses différences

La relation contient type, source, date, périmètre et changements structurants. Les valeurs possibles distinguent remplacement direct, nouvelle génération, alternative partielle et produit simplement proche.

Prix, performance, compatibilité, garantie et accessoires sont comparés explicitement. Le front ne transfère ni avis, ni historique de vente, ni note moyenne vers le successeur sous prétexte de continuité de gamme.

Laisser l’acheteur décider

La page explique que l’ancien produit n’est plus vendu, puis propose les options encore pertinentes avec leurs différences. Aucun clic sur l’ancienne référence ne redirige silencieusement vers un produit nouveau supposé équivalent.

La substitution lors d’une commande exige un consentement distinct. Une recommandation de catalogue n’autorise jamais à expédier le successeur à la place de la référence commandée.

Préserver commandes, garanties et support

La commande fige le produit acheté, les attributs pertinents, l’offre, le prix et la garantie applicable. Elle ne doit pas relire la fiche courante au point de transformer l’achat quand le catalogue évolue.

Maintenir une vue historique fiable

Le support retrouve titre, image, variante, vendeur, documents et conditions à la date d’achat. Les liens vers l’état courant sont visibles séparément pour ne pas confondre mémoire transactionnelle et disponibilité présente.

Une facture ou une demande de garantie continue de fonctionner après archivage. La fermeture catalogue n’efface ni pièce probante, ni obligation, ni possibilité d’identifier le produit reçu.

Organiser le service après arrêt

Le dossier indique contact, pièces, délais, réparabilité, alternatives et date de fin éventuelle du support selon les engagements réels. Le vendeur ne doit pas improviser ces informations au premier litige.

Lorsque plusieurs équipes interviennent, Ciama Marketplace peut réunir statut, commandes exposées, preuves et owners sans recopier la fiche produit dans chaque outil de travail.

Adapter fiche, recherche et navigation

Une référence arrêtée n’a pas toujours vocation à disparaître. Sa page peut répondre à une recherche légitime, expliquer l’indisponibilité, servir le support et orienter vers des options sans feindre une vente possible.

Choisir une visibilité par intention

La recherche transactionnelle peut déclasser la référence sans offre, tandis qu’une recherche exacte par modèle continue de la trouver. Les catégories de vente active n’ont pas à présenter des centaines de fiches archivées.

La page retire achat, prix périmé et urgence artificielle. Elle affiche statut arrêté, dernière date de vente connue, documentation utile et relation qualifiée vers les produits encore disponibles.

Empêcher la confusion entre états

« Temporairement indisponible », « épuisé » et « arrêté » produisent des attentes différentes. Le libellé visible, les données structurées et les feeds doivent raconter le même état au même moment.

Une page marquée arrêtée ne conserve pas un bouton actif dans un cache régional. La recette vérifie front, panier, recherche interne, application mobile et données exposées aux partenaires.

Synchroniser feeds, index et caches

La fermeture traverse PIM, catalogue, moteur, CDN, Merchant Center, affiliés et vendeurs. Une suppression immédiate du flux ne suffit pas si les projections continuent de servir l’ancien état.

Publier un événement versionné

L’événement product_discontinued contient product_id, version, portée, date d’effet, source et motif. Les consommateurs appliquent l’état avec idempotence et refusent un événement plus ancien que leur projection.

Les dépendances temporaires utilisent queue, retry borné et backoff ; un rejet de contrat rejoint une quarantaine avec owner. Le monitoring suit retard, résidus actifs et consommateurs non convergés.

Différencier mise en pause et suppression de feed

Une indisponibilité temporaire peut rester transmise avec le statut approprié ; une référence définitivement arrêtée sort des destinations qui l’exigent. La règle dépend du contrat officiel de chaque canal.

Le cache est invalidé après la mutation source, puis contrôlé par URL et région. Le système conserve un fallback permettant d’afficher une page archivée correcte si une projection de recommandation reste indisponible.

Modéliser le cycle de vie et ses preuves

Le modèle sépare l’état courant de l’historique des transitions. Il relie chaque décision à sa source, son auteur et son périmètre afin qu’une autre équipe puisse la reproduire sans conversation orale.

Porter des objets dédiés

Le produit conserve identité et cycle de vie ; l’offre conserve vendabilité ; la relation de succession conserve preuve et différences ; la commande conserve le snapshot accepté. Aucun champ générique ne remplace ces responsabilités.

Les sorties du processus comprennent transition approuvée, liste d’offres, plan de diffusion, contrôles et certificat de convergence. Les dépendances couvrent PIM, OMS, moteur, support et canaux externes.

Journaliser sans dupliquer tout le catalogue

Le journal porte identifiants, changements, empreintes, décision et corrélation. Les gros documents restent dans leur référentiel avec version et durée de conservation, plutôt que copiés dans chaque message technique.

Une relecture montre qui a fermé, selon quelle preuve, quels objets ont été touchés et quelles exceptions subsistent. Elle n’expose pas davantage de données vendeur ou client que nécessaire.

Orchestrer fermeture, reprise et rollback

Le workflow doit survivre à une erreur de périmètre, une annonce fabricant corrigée ou un connecteur en retard. Il avance par étapes vérifiables au lieu d’un script de suppression impossible à reprendre.

Utiliser un cutover en deux temps

Le premier temps bloque nouvelles offres et prépare la projection ; le second ferme la vente après contrôle des commandes et des caches. Cette fenêtre révèle les dépendances oubliées avant l’effet public irréversible.

Un runbook décrit prérequis, responsables, seuils, monitoring, fallback et décision d’arrêt. Si des offres réapparaissent ou si le panier accepte encore le produit, le cutover reste incomplet.

Prévoir une réouverture contrôlée

Le rollback restaure la dernière version approuvée sans effacer l’annonce initiale. Il exige un motif et ne réactive pas automatiquement tous les vendeurs, car leurs stocks et autorisations peuvent avoir changé.

Une réouverture durable crée une nouvelle transition datée. Cette trace empêche qu’un incident technique soit interprété comme preuve que la référence n’avait jamais été arrêtée.

Mesurer résidus, substitutions et coût complet

Le nombre de produits fermés ne mesure pas la qualité. Le pilotage observe résidus commandables, offres ressuscitées, recherches exactes, clics vers successeurs, tickets, retours et délais de convergence.

Suivre les états impossibles

Une référence arrêtée avec bouton d’achat, une offre active sans produit consultable ou une commande sans snapshot déclenche une alerte. Ces invariants valent davantage qu’un taux moyen de synchronisation.

Les contrôles couvrent chaque destination et chaque variante. Si 2 % des références arrêtées restent actives sur un canal après le seuil de quatre heures, le lot suivant doit être différé.

Calculer le coût complet de fermeture

Le coût complet additionne reprise catalogue, support, erreurs de commande, invendus, retours et maintenance des archives. Il mesure aussi la marge récupérée par un drainage propre et la conversion vers un successeur réellement pertinent.

Une redirection massive peut augmenter les sessions du nouveau produit tout en dégradant satisfaction et retours. Le tableau confronte donc trafic, achat, compatibilité et résultat après livraison.

Éviter les erreurs fréquentes de fermeture

Les raccourcis viennent souvent d’un objectif raisonnable : nettoyer le catalogue ou accélérer la nouvelle gamme. Ils deviennent dangereux lorsqu’ils effacent une frontière d’identité ou une obligation encore active.

Reconnaître les décisions destructrices

  • Recycler le GTIN : le successeur récupère avis, commandes et données de l’ancien produit alors que ses caractéristiques ou sa promesse ont changé.
  • Assimiler stock nul et arrêt : une pénurie temporaire ferme une référence valide, puis un import la recrée sous une nouvelle identité.
  • Supprimer la fiche : factures, garanties, notices, liens et recherches exactes perdent leur point de référence au moment où le support en a besoin.
  • Rediriger sans comparer : l’acheteur arrive sur un successeur incompatible et croit que la marketplace garantit une équivalence jamais vérifiée.

Chaque erreur fréquente doit produire une barrière système : non-réutilisation, statut explicite, archive lisible ou relation de succession qualifiée. Une note dans la procédure ne suffit pas face aux imports automatisés.

Auditer les décisions closes

La revue échantillonne fermetures simples, variantes, packs, stocks résiduels et réouvertures. Elle vérifie source, granularité, convergence, accessibilité durable des commandes et absence complète d’identité réattribuée.

Les exceptions sans date ou sans owner repassent en décision. Une tolérance commerciale non bornée devient autrement une seconde politique de cycle de vie, invisible pour le catalogue.

Suivre un exemple concret de référence remplacée

Le 3 septembre, le fabricant confirme que le modèle D400 s’arrête le 30 septembre. Deux vendeurs possèdent 84 unités autorisées ; le D410 annoncé comme successeur change batterie, chargeur et dimensions.

Drainer sans falsifier la continuité

L’opérateur bloque les nouveaux vendeurs, conserve les deux offres jusqu’au 30 septembre et désactive les promotions après le seuil de stock. Chaque offre indique clairement la fin de série et ses garanties inchangées.

Le D410 obtient un nouvel identifiant et son propre GTIN. La relation « nouvelle génération » expose trois incompatibilités ; les avis et ventes du D400 ne sont pas transférés.

Clore puis contrôler

À minuit, l’événement ferme les deux offres, invalide recherche transactionnelle et retire les feeds concernés. La page D400 reste accessible pour notices, commandes, pièces et comparaison avec le D410.

Le lendemain, un fichier vendeur tente de réactiver sept unités. Le rejet métier reste en quarantaine, alerte l’owner et ne produit aucun effet ; le support voit la règle et le stock concerné.

Plan d’action : déployer en six semaines

Le pilote porte sur une famille avec des arrêts déjà connus, plusieurs vendeurs et quelques commandes encore sous garantie. Il commence par reconstituer le passé avant de modifier les interfaces de publication.

Avancer par preuves de convergence

  1. Semaine 1 : inventorier statuts, GTIN, MPN, offres, variantes, commandes, documents, feeds, pages et résurrections observées sur un échantillon réel.
  2. Semaine 2 : définir rupture, suspension, écoulement, arrêt et archive avec owners, sources, dates, responsabilités, seuils et exceptions autorisées.
  3. Semaine 3 : figer les identifiants, modéliser succession et snapshots, puis bloquer toute réutilisation d’une clé active ou historique.
  4. Semaine 4 : instrumenter événements, projections, files, idempotence, retry, quarantaine, monitoring, fallback et rollback sur le périmètre pilote.
  5. Semaine 5 : exécuter un cutover en observation, rechercher états impossibles, vérifier commandes et comparer chaque successeur proposé à l’ancien produit.
  6. Semaine 6 : fermer une cohorte, contrôler toutes les destinations et décider l’extension selon résidus, tickets, conversion et coût complet mesuré.

La recette exige qu’aucune offre ne ressuscite, qu’une commande reste lisible, qu’un successeur possède une identité propre et que chaque canal distingue indisponibilité temporaire et arrêt définitif.

Poser des critères de passage

Le lot suivant attend zéro clé recyclée, zéro achat résiduel après seuil et une convergence prouvée des destinations critiques. Les exceptions possèdent toutes motif, quantité, date de sortie et owner.

Le comité réunit catalogue, commerce, support, opérations et technique. Il accepte la valeur résiduelle de l’archive, les risques d’écoulement et la qualité des relations de succession avant généralisation.

  • Identité : chaque GTIN, MPN qualifié et identifiant interne reste relié au même produit pendant et après sa période de vente.
  • Exécution : offres, index, caches, feeds et paniers convergent dans le délai décidé avec une reprise bornée et observable.
  • Mémoire : commandes, garanties, documents, avis et compatibilités restent accessibles sans transférer leur histoire au produit successeur.

Guides complémentaires et sources primaires

La fermeture d’une référence repose sur des standards d’identité et des contrats de diffusion. Les lectures suivantes précisent les frontières sans confondre indisponibilité d’une offre et disparition du produit.

Relier identité, matching et sortie vendeur

La méthode de matching et déduplication des offres marketplace aide à empêcher la recréation d’un doublon lorsque l’ancienne référence revient par un alias ou une source vendeur différente.

L’offboarding d’un vendeur marketplace complète le dispositif lorsque la fermeture concerne la source commerciale entière, ses accès, ses commandes, ses exports et ses événements tardifs.

Vérifier les standards d’identification et de disponibilité

Le GS1 GTIN Management Standard définit les changements qui exigent un nouveau GTIN et permet de décider si une évolution crée réellement un nouveau produit commercial.

Les GS1 General Specifications documentent notamment la non-réutilisation générale des GTIN et le passage par un statut arrêté avant retrait définitif des catalogues concernés.

La documentation officielle Google Merchant Center — attribut availability distingue indisponibilité temporaire, pause et produit arrêté, et demande de retirer les références définitivement abandonnées du flux produit.

Le vocabulaire Schema.org ItemAvailability sépare notamment Discontinued, OutOfStock, BackOrder et SoldOut pour exprimer des états commerciaux différents et éviter une disponibilité ambiguë côté offre.

Conclusion : fermer la vente, conserver la vérité

Une fin de vie propre ne supprime pas un produit du passé. Elle ferme les promesses encore actives, protège les identifiants, conserve les dépendances utiles et rend visible la différence entre indisponibilité et arrêt définitif.

Le successeur reste un nouveau produit, même lorsque le fabricant organise la continuité de gamme. Sa relation avec l’ancien doit être qualifiée, sourcée et expliquée sans transfert automatique des avis, commandes ou preuves.

Le pilote gagne à avancer par petites cohortes, avec cutover, monitoring et retour arrière. La qualité se prouve par l’absence d’offres ressuscitées, la lisibilité des commandes et la convergence de chaque canal.

Pour modéliser ces états, sécuriser les identifiants et orchestrer la fermeture jusqu’aux flux externes et au support, notre accompagnement en création de marketplace transforme la fin de vie produit en processus maîtrisé.

Portrait de Jérémy Chomel

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